Suite à la mort de leur mère, deux jumeaux doivent remettre une lettre à leur père qu’ils ne connaissent pas, et une autre à leur frère dont ils ne connaissaient pas l’existence. Cette «mission» précisée par le testament de la défunte amènera les jumeaux à découvrir de troublantes révélations sur le passé de leur mère qui a vécu les atrocités de la guerre au Moyen-Orient.
Le cinéaste Denis Villeneuve trouve en cette adaptation de la pièce de Wajdi Mohamed une occasion en or pour offrir un film à résonnance universelle. Au départ, le spectateur peut avoir de la difficulté à plonger dans le récit puisque Villeneuve privilégie un rythme méditatif et une distanciation dans l'approche formelle, mais le film devient de plus en plus prenant au gré des révélations.
Du même coup, la réalisation maîtrisée et d'une puissance latente évoque sans complaisance le sujet, déjà fort et dur, qui touche entre autres aux conséquences de la guerre, aux liens familiaux, à la quête de la paix intérieur et au pardon. La finale est d'ailleurs digne des tragédies grecques.
La transition entre les différentes époques du récit ne se fait pas toujours avec clarté, mais le soin apporté aux images, le pouvoir dramatique du scénario et les interprétations touchantes de Lubna Azabal et Mellisa Desormeaux-Poulin dans des rôles de femmes déterminées rachètent cette petite maladresse. <!--[endif]-->
Bref, Denis Villeneuve a réussi à trouver l’équilibre parfait entre la forme et le fond. Il avait peaufiné cette démarche dans son POLYTECHNIQUE, il peut maintenant être fier de l’avoir aboutie avec INCENDIES.
Cote : 8/10.
Cote : 8/10.
(Article rédigé le 30 septembre 2010)
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