Sortie Blu-ray et DVD : 3 avril 2012.
En Angleterre, tout juste avant la Première Guerre, un jeune fermier se lie d’amitié avec un cheval qu’a acheté son père endetté. Lorsque la guerre éclate, le père vend le cheval à un capitaine de l’armée, au grand désespoir de son fils. Mais le capitaine lui promet d’en prendre soin malgré le danger qui l’attend…
Steven Spielberg (SCHINDLER’S LIST) renoue avec le drame de guerre, 13 ans après son célèbre SAVING PRIVATE RYAN. Il visite toutefois pour la première fois la Première Guerre avec WAR HORSE, dont le scénario est basé sur un roman jeunesse qui a d’ailleurs fait l’objet d’une pièce de théâtre. Divisé en plusieurs parties, le récit débute par le dressage du fameux cheval et la relation d’amitié entre lui et le héros adolescent. Cette partie se donne des allures de vieux film (GONE WITH THE WIND en tête), mais le côté gentillet et naïf pourra aussi donner l’impression aux spectateurs d’assister à un Disney. Par chance, le film emprunte ensuite les sentiers plus sombres de la guerre. Les scènes à grand déploiement ont été réalisées sans effets spéciaux numériques, captant ainsi de façon réaliste toute l’ampleur des combats et le labeur des soldats et des chevaux.
Soutenue par une photographie somptueuse, la réalisation de Spielberg a rarement été aussi ample et gracieuse, en particulier dans certaines scènes fortes où le cheval joue un rôle primordial, voir mythique. Incarnant à la fois la détermination, la force brute, la grâce et la pureté, le cheval devient pratiquement un soldat miraculé et rassembleur qui attire l’admiration et le respect de chaque camp, qu’il soit allemand, anglais ou français.
Autre fait étonnant : l’absence de star au sein de la distribution. Reste que les acteurs sont convaincants, mais peu importe, c’est le cheval qui retient l’attention un peu comme les créatures ou monstres qu’a mis en scène le cinéaste dans d’autres aventures (le requin dans JAWS, les dinosaures dans JURASSIK PARK et E.T.).
Bien sûr, Spielberg ne peut résister aux «happy-end» (qui rappelle visuellement GONE WITH THE WIND) où les bons sentiments et la bonne morale semblent triompher de tout, mais cela n’enlève rien au lyrisme de cette aventure qui touchera les adultes et les plus jeunes, à condition de ne pas être allergique à la manière de Spielberg.
Cote : 7.5/10.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire