THE HOBBIT : AN UNEXPECTED JOURNEY
États-Unis-Angleterre-Nouvelle-Zélande. 2012. Film
d’aventures fantastiques avec Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage et
Andy Serkis.
Sortie en salles : 14 décembre 2012.
Le hobbit Bilbon Sacquet mène une vie paisible et
confortable dans sa demeure de la Comté, jusqu’au jour où le magicien Gandalf
l’invite à une expédition périlleuse en compagnie de 13 Nains. L’objectif :
rentrer dans la Montagne Solitaire pour récupérer le trésor qui appartenait jadis
aux Nains, mais désormais gardé par le redoutable dragon Smaug.
Convertir en trois volets l'adaptation de ce roman jeunesse de Tolkien peu laisser perplexe. Le livre compte environ 300
pages et raconte une histoire assez simple comparée à
celle de «The lord of the rings», écrit ultérieument par Tolkien. Dans ces circonstances, le premier
volet du HOBBIT se compare inévitablement au film THE FELLOWSHIP OF THE RING, dont il emprunte
en bonne partie la structure narrative. Malgré ce piège, THE HOBBIT opte pour
un ton plus comique, fidèle au roman, tout en restant dans l’esprit de LOTR.
D’ailleurs, les liens avec la trilogie, qu’ils soient explicites ou
plus implicites, feront plaisir aux fans. Et les ajouts par rapport au texte
original sont bien intégrés.
Pour ce qui est des personnages, Bilbon se révèle plus
complexe qu’un Frodon, en étant toujours poussé à «aimer» l’aventure malgré sa
volonté de rester bien tranquille dans son trou de Hobbit. Dans le rôle, Martin
Freeman est attachant, tandis qu’à ses côtés, on retrouve avec bonheur Gandalf,
incarné une fois de plus par le vénérable Ian McKellen. Quant au nouveau venu
Richard Armitage en nain Thorin, il a de la prestance.
Il faut dire qu’il est
magnifié par la mise en scène de Jackson. Mais à date, la performance de
Armitage n’a pas les nuances d’un Viggo Mortensen en Aragorn. Et une fois de
plus, Gollum (alias Andy Serkis) fascine dans sa captivante scène des énigmes avec
Bilbon. Un morceau d’anthologie assurément!
Ayant remplacé Guillermo DelToro (HELLBOY, PAN’S LABYRINTH)
au cours du projet derrière la caméra, Peter Jackson livre une réalisation aux mouvements amples et vertigineux, qui évoque le premier tiers du roman avec un souci de la grandeur épique. Le filmage en 48 images/seconde permet aux scènes à
grand déploiement et de batailles d’être d’une hallucinante clarté. Du coup, le
réalisateur a pratiquement cessé son emploi des plans rapprochés frénétiques
pour les scènes de combats.
Cependant, la réalisation ne réussit pas toujours à soutenir le rythme dû à la trop longue durée du film (près de 3heures) par rapport au nombre peu élevé de péripéties.
Cependant, la réalisation ne réussit pas toujours à soutenir le rythme dû à la trop longue durée du film (près de 3heures) par rapport au nombre peu élevé de péripéties.
En somme, UN VOYAGE INATTENDU a le désavantage de sortir
après la trilogie THE LORD OF THE RINGS, mais il constitue malgré tout un
divertissement doté d’une touche de tristesse et de
nostalgie.
Cote : 7/10
