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lundi 17 décembre 2012

LE HOBBIT: UN VOYAGE INATTENDU



THE HOBBIT : AN UNEXPECTED JOURNEY

États-Unis-Angleterre-Nouvelle-Zélande. 2012. Film d’aventures fantastiques avec Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage et Andy Serkis.

Sortie en salles : 14 décembre 2012.


Le hobbit Bilbon Sacquet mène une vie paisible et confortable dans sa demeure de la Comté, jusqu’au jour où le magicien Gandalf l’invite à une expédition périlleuse en compagnie de 13 Nains. L’objectif : rentrer dans la Montagne Solitaire pour récupérer le trésor qui appartenait jadis aux Nains, mais désormais gardé par le redoutable dragon Smaug.


Convertir en trois volets l'adaptation de ce roman jeunesse de Tolkien peu laisser perplexe. Le  livre compte environ 300 pages et raconte une histoire assez simple comparée à celle de «The lord of the rings», écrit ultérieument par Tolkien. Dans ces circonstances, le premier volet du HOBBIT se compare inévitablement au film  THE FELLOWSHIP OF THE RING, dont il emprunte en bonne partie la structure narrative. Malgré ce piège, THE HOBBIT opte pour un ton plus comique, fidèle au roman, tout en restant dans l’esprit de LOTR. D’ailleurs, les liens avec la trilogie, qu’ils soient explicites ou plus implicites, feront plaisir aux fans. Et les ajouts par rapport au texte original sont bien intégrés.



Pour ce qui est des personnages, Bilbon se révèle plus complexe qu’un Frodon, en étant toujours poussé à «aimer» l’aventure malgré sa volonté de rester bien tranquille dans son trou de Hobbit. Dans le rôle, Martin Freeman est attachant, tandis qu’à ses côtés, on retrouve avec bonheur Gandalf, incarné une fois de plus par le vénérable Ian McKellen. Quant au nouveau venu Richard Armitage en nain Thorin, il a de la prestance. 


Il faut dire qu’il est magnifié par la mise en scène de Jackson. Mais à date, la performance de Armitage n’a pas les nuances d’un Viggo Mortensen en Aragorn. Et une fois de plus, Gollum (alias Andy Serkis) fascine dans sa captivante scène des énigmes avec Bilbon. Un morceau d’anthologie assurément!



Ayant remplacé Guillermo DelToro (HELLBOY, PAN’S LABYRINTH) au cours du projet derrière la caméra, Peter Jackson livre une réalisation aux mouvements amples et vertigineux, qui évoque le premier tiers du roman avec un souci de la grandeur épique.  Le filmage en 48 images/seconde permet aux scènes à grand déploiement et de batailles d’être d’une hallucinante clarté. Du coup, le réalisateur a pratiquement cessé son emploi des plans rapprochés frénétiques pour les scènes de combats. 
Cependant, la réalisation ne réussit pas toujours à soutenir le rythme dû à la trop longue durée du film (près de 3heures) par rapport au nombre peu élevé de péripéties.



 En somme, UN VOYAGE INATTENDU a le désavantage de sortir après la trilogie THE LORD OF THE RINGS, mais il constitue malgré tout un divertissement  doté d’une touche de tristesse et de nostalgie. 
Cote : 7/10

mercredi 12 décembre 2012

THE DARK KNIGHT RISES

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États-Unis. 2012. Science-fiction de Christopher Nolan avec Christian Bale, Gary Oldman, Anne Hathaway, Tom Hardy, Micheal Caïne, Joseph Gordon-Levitt et Marion Cottillard.
Sortie en salles : 20 juillet 2012.

Huit ans après avoir été déclaré le responsable de la mort de Harvey Dent, Batman décide de sortir de sa retraite pour combattre un dangereux terroriste qui veut raser la ville de Gotham.
.Pour conclure sa trilogie de BATMAN, Christopher Nolan et son frère co- scénariste ont décidé de revenir sur des éléments de BATMAN BEGINS et de les amplifier, une méthode souvent utilisée dans  les suites à succès. Le résultat de THE DARK KNIGHT RISES apparaît plus extravagant que les deux premiers films, et le méchant Bane demeure moins intéressant que le troublant Joker joué par le regretté Heath Ledger (quoique Bane est plus de taille par la force physique contre Batman). Quoiqu'il en soit, la vision du réalisateur et les moments forts élèvent le tout bien au dessus de la moyenne des blockbusters! Le récit, comme il fallait s'y attendre chez Nolan, ne fait pas dans la concision. Le récit parle (et au sens visuel aussi) de corruption, de fausse démocratie, de mensonges, de révolution, de légende, de mythe, etc. On sent que Nolan veut trop en faire mais le tableau est loin d'être vide.


 Et l’ascension d’un Batman amoché au départ est présentée de façon symbolique, alors que la musique de Hans Zimmer se charge de carburer l’intensité de ses moments de pur cinéma.  Bien sûr, le cliché de la menace nucléaire pourra faire penser au récent THE AVENGERS ou au dernier MISSION:IMPOSSIBLE, mais Nolan nous rassure en livrant une finale qui est fidèle à son idéologie.

Même les scènes d’action profitent d'un soin plus appliquée de la part du cinéaste (et ce n'était pas sa force dans le passé). Il faut dire qu'elles se sont grandement améliorées depuis BATMAN BEGINS. Plus lisibles, plus amples, plus épiques! On avait vu une amélioration déjà dans ce domaine dans THE DARK KNIGHT, mais le résultat n'était pas toujours tout-à-fait maitrisé. Mais avec RISES, la maîtrise est complète. Cela se répercute bien sûr dans l'utilisation des effets spéciaux. En fait, on ne peut presque jamais percevoir les trucages à l'écran, et ce malgré une utilisation large et ample de l'image. THE DARK KNIGHT RISES devrait donc bien vieillir à l'instar de INCEPTION du même réalisateur.

Mais quant est-il des acteurs dans tout ça? Et bien ils s'en tirent très bien ( excepté peut-être Marion Cottillard dans un rôle dont la crédibilité demeure questionnable). Christian Bale, Gary Oldman, Anne Hathaway et le discret mais émouvant Micheal Caïne dominent la distribution.
 














En somme, ce dernier volet d'une solide trilogie n’est certes pas le chef-d’œuvre que certains proclament, mais il est certainement à voir et à revoir! Cote: 7.5/10