(V.F. de A.I.: ARITIFICIAL INTELLIGENCE)
État-Unis. 2001. Science-fiction réalisé par Steven Spielberg avec Haley Joel Osment, Frances O’Connor et Jude Law.
Sortie vidéo et DVD: 5 mars 2002
Sortie vidéo et DVD: 5 mars 2002
Stanley Kubrick avait travaillé depuis plusieurs années sur le projet de réaliser un ambitieux drame de science-fiction en s’inspirant de la nouvelle SUPERTOYS LAST ALL SUMMER LONG (1969) de Brian Aldiss. Malheureusement, Kubrick est décédé avant d’avoir complété son projet. Mais son ami Spielberg a pris la relève avec le consentement de la famille de Kubrick. Le résultat risque d’en désarçonner plus d’un, car Spielberg a décidé de réaliser une oeuvre dans lequel son propre style (humaniste, sensible, goût pour l’émerveillement) côtoie celui de Kubrick (cérébral, sombre, énigmatique, rythme lent). À défaut d'être toujours réussi, l’audacieux mélange de ces deux styles opposés s’avère à la fois fascinant et intrigant. L’histoire de A.I. qui raconte la quête d’un enfant robot voulant devenir humain et être aimé, est divisé en trois parties distinctes.
Le premier tiers du film est axé sur une atmosphère aseptisée et envoûtante où l’on peut reconnaître des touches “kubrickiennes”comme dans la manière dont Spielberg et son directeur photo illustrent la première apparition de David (l’enfant robot interprété de façon touchante et nuancé par Haley Joel Osment). Après avoir terminer la première partie de façon déchirante, Spielberg plonge le spectateur dans un monde décadent où des robots sont les victimes d'un spectacle de destruction sous les bruits d'une foule cathartique.
Le film se conclu ensuite lentement avec un troisième acte qui beigne dans un climat féerique et de rêve éveillé.
Conte de fée futuriste et réflexion sur la place des robots dans la société du futur, ainsi que sur le désir absolue d’être aimé, A.I. nous réserve des moments inoubliables, malgré sa longueur et sa sentimentalité un peu sucré dans le dernier droit.
Conte de fée futuriste et réflexion sur la place des robots dans la société du futur, ainsi que sur le désir absolue d’être aimé, A.I. nous réserve des moments inoubliables, malgré sa longueur et sa sentimentalité un peu sucré dans le dernier droit.
Cote: 8/10
(Article rédigé le 05 mars 2002)
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