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dimanche 21 août 2011

THE GOOD, THE BAD AND THE WEIRD

THE GOOD, THE BAD AND THE WEIRD
Corée. 2008. Western de Kim Jee-woon avec Song Kang-Ho, Lee Byung-Hun et Jung Woo-sung.
Disponible en DVD.

Vous trouvez THE GOOD, THE BAD AND THE UGLY de Sergio Leone trop long? Vous voulez voir un film d’action qui s’assume pleinement? THE GOOD, THE BAD AND THE WEIRD du réalisateur Coréen Kim Jee-Woon (TALES OF TWO SISTERS, A BITTERSWEET LIFE) devrait amplement combler vos attentes. Il s’agit en toute logique d’un remake-hommage au célèbre film de Sergio Leone. Bien sûr, l’action du film de Jee-Woon ne se situe pas à la même place (au nord-est de l’Asie) mais dans les deux cas, trois personnages principaux sont à la recherche d’un trésor. Il ne faut pas chercher  une profondeur à ce genre d’histoire qui sert de prétexte à un exercice de style qui met en avant plan tout ce qui est purement cinématographique : mouvements de caméra, cadrages, montage, son, trame sonore et musique.


Moins lent, moins original et plus déjanté et furieux que le Leone, THE GOOD, THE BAD AND THE WEIRD s’emploie à suivre les lignes narratives de son modèle pour mieux trouver son propre style à l’emporte-pièce. La réalisation virtuose de Jee-Woon multiplie les scènes d’action époustouflantes (et ponctuées d’humour), dont une course-poursuite épique dans le désert qui rivalise d’ingéniosité, de dextérité et de catharsis avec KILL BILL vol 1 et MAD MAX 2. Le supposé spécialiste des films d’action Micheal Bay devrait apprendre de cette leçon de plaisir du cinéma, lui qui bénéficie de budgets beaucoup plus considérables (ex : au moins 150 million$ pour TRANSFORMERS, comparé à environ 10million$ pour le film de Jee-Woon!).

  Bien sûr, on aurait voulu une finale plus audacieuse pour THE GOOD, THE BAD AND THE WEIRD, mais de toute façon le «voyage» compte plus que la destination. Quant aux interprètes, ils jouent tous de façon caractérielle. En brute, Song Kang-Ho réussit à se détacher du rôle tenu par Lee Van Cleef grâce entre autres à son regard halluciné, tandis que Lee Byung-Hun (joyeusement loufoque en cinglé) et Jung Woo-Sung (volontairement stoïque en bon) ne réussissent pas à faire oublier respectivement Eli Wallach et Clint Eastwood.
Cote : 7.5/10.

Bande-annonce du film:
http://www.youtube.com/watch?v=OzNnCK5cd8Q

samedi 13 août 2011

INSIDIOUS

États-Unis. 2010. Drame d’horreur de James Wan avec Rose Byrne, Patrick Wilson, Ty Simpkins et Lin Shaye.
Présentement en DVD et Blue-ray.

Un couple qui vient de déménager avec leurs enfants, s’aperçoit que leur maison est hantée. En même temps, l’un de leur enfant tombe dans le coma.
À moins de bouder son plaisir ou d’être de mauvaise foi, le spectateur aura assurément des frissons en regardant INSIDIOUS. Il sursautera plus d’une fois puisque l’utilisation peu subtile de la trame sonore veut à elle seule faire peur, mais le climat d’angoisse est bien campé dans un contexte crédible à la POLTERGEIST qui nous épargne les personnages ados et les récits crasseux, tape-à-l’œil et débiles à la SAW.
L’intrusion progressive (et insidieuse) des esprits provoque plusieurs effets effrayants et quelques touches à la David Lynch viennent rehausser l’intérêt et la curiosité du spectateur. Si l’ensemble n’échappe pas toujours aux clichés de l’horreur, le thème du voyage astral dans la deuxième partie du film donne une saveur nouvelle au cinéma traditionnel de fantômes. Et la réalisation est tellement efficace qu'on en oublie le budget réduit  de la production (1.5 millions$).

Enfin, les acteurs sont dans le coup du début à la fin grâce à des performances nuancées.
Cote : 8/10.

mardi 2 août 2011

SOURCE CODE

États-Unis. 2011. Science-fiction de Duncan Jones avec Jake Gyllenhaal, Michelle Monaghan, Vera Farminga et Jeffrey Wright.
Sortie DVD et blue-ray: 26 juillet 2011.
Un train explose en direction de Chicago. Grâce à une invention scientifique intitulé «code source», un militaire est envoyé  virtuellement et à répétition dans les huit dernières minutes du train pour trouver qui l’a fait exploser.
SOURCE CODE est un JOUR DE LA MARMOTTE en mode thriller de science-fiction. L’intrigue y est assez captivante puisqu’on se demande où est vraiment le «héros» dans la réalité, comment il va trouver le terroriste, et quel sera son sort une fois la mission réussie?

Les astuces du suspense, qui peuvent être exploités grâce à l’idée de départ, attirent l’intérêt et la curiosité, mais la finale laisse perplexe et risque de décevoir. On peut ainsi se questionner sur la logique interne du film en apprenant ce dénouement artificiel. De plus, la réalisation de Duncan Jones (MOON), bien qu’appliquée, ne fait pas des étincelles.
C’est comme si le réalisateur n’avait pas été capable de peaufiner son style, caractérisé par sa mise en scène intimiste du méconnu mais fascinant MOON. Malgré tout, Jones traite encore du thème de l’identité et du choix qu’a l’individu à changer son destin fataliste. Dans ce rôle, l’acteur Jake Gyllenhaal est égal à lui-même, c'est-à-dire solide et nuancé.
Cote : 6/10.