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lundi 9 avril 2012

THE GIRL WITH THE DRAGON TATTOU

Juste avant la critique du film de David Fincher, voici mon appréciation de la première adaptation:







MILLENIUM: L'HOMME QUI N'AIMAIT PAS LES FEMMES.
Suède. 2009. Thriller de Niels Arden Oplev avec Noomi Rapace et Micheal Nyqvist.

Un journaliste jugé coupable de diffamation est contacté par un riche industriel pour enquêter sur la mystérieuse disparition de sa nièce 40 ans plus tôt. Pour éclaicir cette histoire, le journaliste demandera l’aide d’une pirate informatique au passé très sombre.

Cette adaptation du roman de Stieg Larsson captive grâce à une enquète «policière» et un climat de mystère qui exercent un pouvoir de fascination chez le spectateur. Le résultat rappelle avec plaisir des DePalma, des Giallo et BLOW-UP de Antonioni. Àjouter à cela un couple de personnages inusitée dans l'univers pourtant très codifié des thrillers.  Enfin, Noomi Rapace marque le spectateur dans le rôle de l’imprévisible Lisbeth Salander.
Cote : 8/10




THE GIRLS WITH THE DRAGON TATTOU
États-Unis. 2011. Thriller de David Fincher avec Daniel Graig, Rooney Mara, Stellan Skarsgard, Christopher Plummer et Robin Wright.
Sortie Blu-ray et DVD : 20 mars 2012
Cette nouvelle adaptation du roman de Stieg Larson fascine moins que la première version fait en 2009 par Niels Arden Oplev, puisqu’on connait déjà l’intrigue. Malgré tout, le film de David Fincher ne fait pas un papier/coller de la version originale. On y retrouve des différences, entre autres, dans le style, plus fièvreux et léché. Aussi le personnage  de Lisbeth Salander n’est pas incarnée de la même manière par Rooney Mara, ici plus amoureuse du journaliste Micheal Blomkvist. Ce dernier est campé par Daniel Graig. Il faut se rassurer, Micheal Blomkvist ne devient pas James Bond. Mais Graig a beaucoup plus de présence que l’acteur (Micheal Nyqvist) qui défendait le même rôle dans la première adaptation.

Bref, le film de Fincher est une curiosité mais il ne faut pas s’attendre à un «remake» supérieur.
Cote : 7/10.


IN TIME

États-Unis. 2011. Science-fiction d’Andrew Niccol avec Justin Timberlake, Amanda Seyfried et Cillian Murphy.
Présentement en blu-ray et DVD.


Dans le futur, le monde est divisé en deux extrêmes : les riches et les pauvres. À 25 ans, l’humain cesse de vieillir génétiquement mais un compteur sur son bras indique le temps qui lui reste à vivre. Et l’argent est remplacé par ce temps qui peut être échangé, gagné, volé ou perdu selon les actions de la personne. Lorsqu’un riche fatigué de la vie (il a un siècle à son compteur) se suicide après avoir donné son temps à un homme du ghetto qui lui a sauvé la vie, la police du «temps» enquête sur cet incident. L’homme du ghetto est alors soupçonné de meurtre…
Malgré un concept fort intéressant, ce thriller futuriste ne soulève pas l’enthousiasme. Mais pourquoi? Sans doute que IN TIME ne trouve pas vraiment sa voie. Le cinéaste semble vouloir offrir un film de science-fiction cérébral et un film d’action en même temps.


Du coup, l’ensemble ne comble jamais complètement ces deux objectifs. Il faut dire que l’intrigue demeure plutôt banale si on y enlève ses aspects futuristes (le rebelle qui kidnappe une fille, ils tombent amoureux l’un de l’autre, pendant que la «police» les poursuit). De plus, la narration est parfois molle, ce qui contraste avec la froide cohérence du monde décrit.



Tout cela est dommage, car dans le rôle principal, Justin Timberlake a assez de charisme, alors que Amanda Seyfried dégage un charme à la fois fragile et particulier (comme une sorte de femme fatale entre look humain et  humanoïde) dans la peau de la kidnappée de plus en plus complice.
Cote : 6/10.

mercredi 4 avril 2012

TITANIC

TITANIC
États-Unis. 1997. Drame de James Cameron avec Kate Winslet, Leonardo Dicaprio, Billy Zane et Gloria Stuart.


 


Condamné à être descendu par la critique avant même sa sortie en salle, la méga-production de James Cameron est pourtant devenu rapidement un classique. Malgré ses clichés et ses invraisemblances, TITANIC est une oeuvre possédant des qualités indéniables. En illustrant le naufrage du supposé infaillible Titanic avec un souci de la beauté assez paradoxal, James Cameron offre une allégorie sur l’échec d'une technologie trop liée au pouvoir, à la richesse et à la prétention. Du coup, Cameron trace un portrait pas toujours subtile de la haute bourgeoisie, mais sa critique sert tout de même bien le propos.

On pourrait même s'amuser à qualifier TITANIC de film de science-fiction déguisé en film romantique d'époque. L'épilogue ressemble d'ailleurs à un voyage onirique vers un vaisseau perdu dans l'âbime.




Cela dit, la reconstitution du naufrage est un long morceaux d’anthologie. Les trucages n’ont pas encore trop vieillis, du à un mélange astucieux de numérique, d'éléments réels et de maquettes à petites et grandes échelles. Par contre,  l’avancé technologique au cinéma ne tardera pas à rendre les effets spéciaux numériques du film désuets. Mais TITANIC ne serait pas une véritable réussite sans le climat mélancolique et nostalgique qui imprègne l’oeuvre du début à la fin. 

Cela est dû en grande partie à l’envoûtante et superbe composition musicale de James Horner et à l’utilisation qu’en a fait le réalisateur dans des scènes romantiques et spectaculaires mémorables. Le grand spectacle est bien sûr au rendez-vous, mais aussi l’émotion. Il faut dire que Kate Winslet n’est pas du tout étrangère à cette implication émotive grâce à son jeu à la fois fort et sensible. Elle aurait d’ailleurs mérité l’oscar de la meilleure actrice qui est revenu cette année là à Helen Hunt, une comédienne davantage destinée au sitcom. 

Rappelons que TITANIC est à égalité avec BEN-HUR et THE RETURN OF THE KING en ce qui concerne le plus grand nombre d’oscars reçu (11) pour un film.

Cote: 8/10

WAR HORSE

États-Unis-Angleterre. 2011. Drame de guerre de Steven Spielberg avec Jeremy Irvin, Peter Mullan et Emily Watson.
Sortie Blu-ray et DVD : 3 avril 2012.

En Angleterre, tout juste avant la Première Guerre, un jeune fermier se lie d’amitié avec un cheval qu’a acheté son père endetté. Lorsque la guerre éclate, le père vend le cheval à un capitaine de l’armée, au grand désespoir de son fils. Mais le capitaine lui promet d’en prendre soin malgré le danger qui l’attend…
Steven Spielberg (SCHINDLER’S LIST) renoue avec le drame de guerre, 13 ans après son célèbre SAVING PRIVATE RYAN. Il visite toutefois pour la première fois la Première Guerre avec WAR HORSE, dont le scénario est basé sur un roman jeunesse qui a d’ailleurs fait l’objet d’une pièce de théâtre. Divisé en plusieurs parties, le récit débute par le dressage du fameux cheval et la relation d’amitié entre lui et le héros adolescent. Cette partie se donne des allures de vieux film (GONE WITH THE WIND en tête), mais le côté gentillet et naïf pourra aussi donner l’impression aux spectateurs d’assister à un Disney. Par chance, le film emprunte ensuite les sentiers plus sombres de la guerre. Les scènes à grand déploiement ont été réalisées sans effets spéciaux numériques, captant ainsi de façon réaliste toute l’ampleur des combats et le labeur des soldats et des chevaux.

Soutenue par une photographie somptueuse, la réalisation de Spielberg a rarement été aussi ample et gracieuse, en particulier dans certaines scènes fortes  où le cheval joue un rôle primordial, voir mythique. Incarnant à la fois la détermination, la force brute, la grâce et la pureté, le cheval devient pratiquement un soldat miraculé et rassembleur qui attire l’admiration et le respect de chaque camp, qu’il soit allemand, anglais ou français.
Autre fait étonnant : l’absence de star au sein de la distribution. Reste que les acteurs sont convaincants, mais peu importe, c’est le cheval qui retient l’attention un peu comme les créatures ou monstres qu’a mis en scène le cinéaste dans d’autres aventures (le requin dans JAWS, les dinosaures dans JURASSIK PARK et E.T.). 
Bien sûr, Spielberg ne peut résister aux «happy-end» (qui rappelle visuellement GONE WITH THE WIND) où les bons sentiments et la bonne morale semblent triompher de tout, mais cela n’enlève rien au lyrisme de cette aventure qui touchera les adultes et les plus jeunes, à condition de ne pas être allergique à la manière de Spielberg.
Cote : 7.5/10.