ROBOCOP
États-Unis. 1987. Science-fiction de Paul Verhoeven avec Peter Wellers, Nancy Allen, Kurtwood Smith et Miguel Ferrer.
États-Unis. 1987. Science-fiction de Paul Verhoeven avec Peter Wellers, Nancy Allen, Kurtwood Smith et Miguel Ferrer.
Pour célébrer le vingtième anniversaire du film d’action culte de Paul Verhoeven (BASIC INSTINCT), Fox offre un nouvelle édition DVD de ROBOCOP. La nouvelle édition comprend deux dvd. Sur l’un deux, il y a une version du film plus violente que celle qui était présentée en salle en 87. Tous ou presque connaissent l’histoire: à Détroit dans un proche avenir, un policier se fait massacrer et tuer par des criminels, mais revient en policier androïde invinsible pour maintenir la justice dans la ville reine du crime.
ROBOCOP était un blockbuster audacieux pour son époque du à sa violence, bien qu’aujourd’hui on se demande pourquoi on en avait tant parlé. Cependant l’«extended version» est plus percutante que la version originale grâce à l’ajout de quelques plans de démembrement et de sang. Il serait hâtif de dire que cette violence est gratuite. Elle sert d’impact dramatique, par exemple, lorsque le personnage principal (Murphy) se fait mutiler par les malfaiteurs. Du coup, on montre bien par cette scène que ce sont les criminels qui ont le pouvoir dans la ville de Détroit. Le spectateur est donc averti et ne peut rester indifferent au sort du héros. Mais il serait injuste d’affirmer que la violence est le seul intérêt de ce film.
Il y a en fait plusieurs bons points: la vision de l’avenir encore d’actualité, les touches satiriques (bulletin de nouvelles et émission sexiste et conne à la télé, publicités, robot de combat défaillant commandé par la haute direction de la ville), la réalisation vigoureuse, percutante, inspirée mais sans fla fla et finalement les touches dramatiques qui font resurgir avec une efficace simplicité le passé de l’androïde et son reste d’humanité.
ROBOCOP n’est certes pas un chef-d’oeuvre et des effets ont vieilli mais l’oeuvre demeure digne d’intérêt grâce à ses scènes marquantes (dont celle de la mutilation de Murphy ou bien la derniere réplique de Robocop) et son imagination qui oscille entre le réalisme, la science-fiction, la série B violente, la critique et la satire politico-sociale. Par contre, je ne suis pas prêt à dire que ROBOCOP (le premier bien sûr, oubliez les autres) est meilleur que le premier TERMINATOR un autre classique du genre qui se donnait lui aussi des allures de série B.
Cote: 8/10.
(Article rédigé le 2 septembre 2007)
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