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vendredi 16 septembre 2011

La saga STAR WARS en Blu-ray

Sortie Blu-ray : 16 septembre 2011.

La célèbre saga de George Lucas voit le jour pour la première fois en édition Blu-ray. Une autre occasion pour Lucas de faire encore plus de cash et d'apporter d'autres retouches  qui, encore une fois, risquent d'irriter au plus haut point les fans. Ironiquement, Lucas est devenu un peu comme son personnage de Vader. À la tête de son empire, il ne fait qu’à sa tête et ne semble guère intéressé par l’opinion des autres avant de prendre des décisions. On est loin du réalisateur qui s’était épuisé complètement en ayant redoublé d’efforts et d’imagination pour terminer le tournage et la postproduction chaotiques de son premier STAR WARS en 1977. Sa nouvelle trilogie de 1999 à 2005 avait tous les moyens technologiques à bords, mais le charme et l’énergie des films originaux n’y étaient plus. Cependant, même si elle a été victime de sévères critiques, la nouvelle trilogie n’a pas que des défauts. Mais avant de commenter les nouveaux épisodes, commençons tout d’abord par l’Épisode qui déclencha la saga…
STAR WARS - EPISODE IV : A NEW HOPE
États-Unis. 1977. Réalisé par George Lucas avec Mark Hamill, Carrie Fisher, Harrison Ford, Alec Guinness, Anthony Daniels, Kenny Baker, Peter Mayhew, Peter Cushing, David Prowse et James Earl Jones (la voix de Darth Vader)
Budget : environ 13 million$
Le film de 77 est passé à l’histoire, à la plus grande surprise de Lucas d’ailleurs. Le succès de A NEW HOPE fut inattendu et renouvela le cinéma de divertissement. C’est suite à ce phénomène planétaire que les produits dérivés ont pris naissance véritablement, pour le meilleur et pour le pire. À une époque où le cinéma américain laissait place à une forme plus contestataire (ex : A CLORK WORK ORANGE, EASY RIDER, BADLANDS, TAXI DRIVER, THE DEER HUNTER), STAR WARS arrivait comme un vent de fraîcheur dans l’univers cinématographique.
 Le film de 77 charme et étonne grâce au monde cohérent qu’il a créé grâce pourtant à divers influences ( le cinéma de samouraï de Kurosawa, le western, Flash Gordon, les contes de fée, les chevaliers de la table ronde). Il faut dire que ce mélange hybride a été campé dans un contexte inédit («il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine…», donc pas de planète Terre!). L’évasion du spectateur y est totale et nouvelle. La méthode révolutionnaire pour filmer et intégrer les effets spéciaux à l’époque aida bien sûr grandement au plaisir.


STAR WARS a créé aussi un langage et une culture qui lui sont propre. Qui ne connaît pas ou n’a jamais entendu parler de la scène d’ouverture avec les écriteaux jaune qui défilent dans l’espace; le premier plan avec le vaisseau Croiseur impérial qui écrase littéralement l’écran; la fameuse scène de la cantine; les épées lasers; le Faucon Millénium; la coiffure de Léia; la Force Jedi; la simpliste mais célèbre phrase «que la Force soit avec toi»; Darth Vader; C3-PO; R2D2? A NEW HOPE et ses deux suites font partie désormais de l’imaginaire collectif.
Cote : 8.5/10


EPISODE V : THE EMPIRE STRIKES BACK
États-Unis. 1980. Réalisé par Irvin Kershner avec Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher, Anthony Daniels, Kenny Baker, Peter Mayhew , Billy Dee Williams, David Prowse, James Earl Jones (la voix de Vader) et Frank Oz (la voix de Yoda).
Budget : environ 18 million$
Malgré le charme naïf et les trouvailles de A NEW HOPE, THE EMPIRE STRIKES BACK demeure selon plusieurs le meilleur film de la saga, en poussant plus loin l’aventure et les thèmes établies au départ. Les péripéties ne manquent surtout pas d’imagination (la scène de bataille sur la planète de glace, la création de  nouvelles créatures et de vaisseaux, la poursuite de vaisseaux dans un champ d’astéroïdes, le Faucon Millenium caché malgré lui dans la gueule d’un monstre, la congélation carbonique de Solo). Aussi, le scénario accorde davantage d’importance aux développements des personnages. THE EMPIRES STRIKES BACK est une œuvre limpide, aux contours dramatiques plus sombres, plus pessimistes sans que le tout tombe dans la grandiloquence.

Les rebelles sont constamment en fuite puisque l’Empire est trop fort, et l’intrépide mais insouciant Luke Skywalker tombe dans les pièges de Darth Vader et l’affronte sans avoir complété sa formation de Jedi. Une formation qu’il a débuté avec l’attachant Yoda, une marionnette animée par Frank Oz (le coréalisateur de DARK CRYSTAL, un film fantastique avec des marionnettes). La séquence d’entrainement avec Yoda donne d’ailleurs droit à de la spiritualité et à des instants comiques. On se souvient aussi du fameux punch de Vader «Je suis ton père». Ce moment maintes fois parodiés par la suite compte parmi les plus célèbres de l’histoire du cinéma.

Mais ce qui étonne encore plus dans ce volet, c’est la composition musicale de John Williams, qui surpasse en densité et en variété celle du film de 77. Le thème de Darth Vader (ou de l’«Imperial march») est un grand classique du cinéma, en plus d’être utilisé dans des arénas de hockey lorsque l’équipe locale tombe en avantage numérique! Cela donne une idée de l’impact qu’a eu ce simple et redoutable morceau de musique sur la culture populaire!
 Bien sûr, THE EMPIRE STRIKES BACK ne sera jamais considéré comme une œuvre aussi riche que 2001 et BLADE RUNNER dans les livres d’études et d’analyses, mais cet épisode demeurera toujours le «space opera» rêvé pour tous les amateurs du genre.
Cote : 9/10




EPISODE VI : THE RETURN OF THE JEDI
États-Unis. 1983. Réalisé par Richard Marquant avec Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher, Billy Dee Williams, Anthony Daniel, Kenny Baker, Peter Mayhew, David Prowse, James Earl Jones (la voix de Vader), Warwick Davies et Ian McDiarmid.
Budget : environ 32.5 million$
THE RETURN OF THE JEDI complète la première trilogie de bonne façon, même si l’ambiance plus pessimiste du précédent film cède le pas à une approche plus enfantine dû à la présence des petits Ewoks, qui à l’origine devaient être des «chewbacca». RETURN OF THE JEDI est presque un spectacle de marionnettes (le ««Muppets show» comme on le commente dans le film CLERKS de Kevin Smith), ce qui contraste avec l’enjeu plus grave du scénario :  Luke qui doit affronter son père et composer en même temps avec l’emprise de l’Empereur. Même que dans une version antérieure  du scénario, Han Solo devait mourir.

THE RETURN OF JEDI demeure tout même un incontournable, ne serait-ce que pour la poursuite de speeder-bike dans une forêt, le combat  entre Luke et Vader ou bien la bataille spatiale finale, une prouesse technique jamais égalée dans la série (considérant qu’il n’y avait pas de numérique à cette époque).
Cote : 8/10


EPISODE I : THE PHANTOM MENACE
États-Unis. 1999. Réalisé par George Lucas avec Liam Neeson, Nathalie Portman, Ewan McGregor, Jake Loyd, Pernilla August, Ahmed Best et Ray Park.
Budget : environ 115 million$
En 1999, le «prequel» THE PHANTOM MENACE célébrait le retour de la saga STAR WARS après 16 ans d’attente. Pour ce volet, les attentes ont d’ailleurs été démesurées et le mercantilisme de la production a surpassé des records frôlant l’indigestion. Globalement, THE PHANTOM MENACE est une sorte de remake de RETURN OF THE JEDI mais en plus infantile et mécanique. Le film semblait destiné davantage aux enfants qu’aux nostalgiques de l’ancienne trilogie. Les dialogues y sont souvent plus robotiques qu'un droïde et la créature numérique Jar-Jar Binks sert de numéros de cirque plutôt que d’être vraiment utile à la narration. Lorsque Obi-Wan Kenobi est laissé de côté comme une marionnette pour faire place aux pitreries de Jar-Jar Binks, on se demande qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête de Lucas?! Évidemment, il devait vouloir faire plaisir à ses enfants…

Quoi qu’il en soit, le film contient tout de même deux séquences qui se démarquent du lot : une sorte de version «futuriste» de la course de chars de BEN-HUR, c’est-à-dire l’époustouflante course de pods (aux effets spéciaux qui n’ont pas encore vieillis) et le duel final à l’épée laser entre Obi-Wan Kenobi, Qui-Gon Jinn et Darth Maul. Ce personnage au look d’enfer multiplie les prouesses acrobatiques mais il est très sous utilisé sur le plan dramatique. Dommage, car lorsqu’il est à l’écran le climat de menace est au rendez-vous.
George Lucas a dit que cet épisode 1 était condamné à décevoir les fans et qu’il fallait prendre le film comme un épisode de feuilleton télévisé du samedi matin (c’est l’épisode qui ressemble le plus à du FLASH GORDON). Malgré ces avertissements, l’épisode 1 a été jeté aux poubelles par les critiques, alors que plusieurs fans n’ont pas encore digéré ce film qui se fie trop à ses gadgets et aux hasards (ex : le petit Anakin qui fait exploser le blocus ennemi sans le savoir). Les fans espéraient tous un retour en force pour le prochain épisode en 2002… 
Cote : 6/10


EPISODE II : ATTACK OF THE CLONES
États-unis. 2002. Réalisé par George Lucas avec Hayden Christensen, Ewan McGregor, Nathalie Portman, Samuel Jackson, Temuera Morrison, Frank Oz (la voix de Yoda) et Christopher Lee.
Budget : environ 115 million$
Malgré des dialogues gênants ou inutiles, ATTACK OF THE CLONES possède au moins plus de souffle et d’imagination que son prédécesseur. L’intrigue y est plus captivante et enlevante (la poursuite sur Coruscant, l’histoire des clones, la confrontation entre Obi-wan et Jango Fett). Et Lucas explore enfin les tourments de l’impulsif Anakin. Cependant, le film abuse des effets spéciaux numériques, ce qui rend la texture des mondes évoqués plus lisses que palpables. Les soldats clones sont tous fait en 3D alors que les stormtroopers de la trilogie originale étaient tous incarnés par de réelles personnes. Le côté synthétique est flagrant aussi lors de l’épique bataille finale, le décor  de la planète sentant trop l'imagerie de jeux videos.

 Heureusement, la séquence est spectaculaire à souhait et crée un certain suspense. Et dieu soit loué, Jar-Jar Binks disparait presque complètement de ce volet et le personnage d’Obi-Wan est enfin traité à sa juste valeur.
Cote : 7.5/10




EPISODE III : REVENGE OF THE SITH
États-Unis. 2005. Réalisé par George Lucas avec Hayden Christensen, Ian McDiarmid, Ewan McGregor, Nathalie Portman, Samuel Jackson, Frank Oz (la voix de Yoda), Anthony Daniels et Kenny Baker.
Budget : environ 113 million$
REVENGE OF THE SITH conclu la saga avec assez d’aplomb dans l’ensemble. Lucas s’améliore de film en film à la réalisation avec quelques passages brillants et une approche tragique mais non dénuée d’espoir afin de faire le pont entre la fin des événements de l’EPISODE 3 et le film de 77.  REVENGE OF THE SITH est plus complexe lorsque Palpatine veut entrainer Anakin vers le côté obscur, alors que du côté de l’action, le résultat livre la marchandise. À noter : une bataille spatiale d’ouverture et une mission de sauvetage jubilatoires en frais de prouesses héroïques et techniques, un combat solennel et enlevant entre Yoda et Darth Sidious et l’affrontement tant attendu entre Anakin et Obi-Wan, une séquence hautement chorégraphiée et rehaussée par la musique impériale de John Williams.



Et la naissance de Darth Vader dans son fameux costume noir est campé dans un décor stylisé et étonnamment minimaliste, presque à la manière de FRANKENSTEIN  ou des films d’horreur de la Hammer. On regrette cependant le passage trop rapide d’Anakin vers le côté obscur dans une scène-clé toutefois intense signifiant le point de non-retour. À partir de cet instant, les pérépities se précipitent jusqu'à la finale, muette et nostalgique.. .

Et Les dialogues? Disons que Lucas a réussi à réduire les répliques ampoulées et artificielles. Il a par contre réduit aussi Padmé en personnage plutôt passif. Nathalie Portman réussit tout de même à livrer une performance émotive.
 
Enfin,  REVENGE OF THE SITH a le mérite de se conclure sur un plan nostalgique qui renvoie directement à un moment lyrique et culte du film de 77. Les fans ont généralement été satisfaits de ce dernier volet, même si il y aura toujours des mécontents. La critique sera aussi plus favorable. Au Festival de Cannes, le film a été bien accueilli, ce qui est un exploit en soit.
Cote : 8/10

·         À noter que le coffret Blu-ray comprendra d’intéressants suppléments. En effet, les amateurs pourront se consoler des mauvaises décisions de tonton George en ayant la chance de regarder, entre autres, des scènes inédites supprimées au montage final.

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