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dimanche 27 novembre 2011

SUPER 8

États-Unis. 2011. Science-fiction réalisé par J.J. Abrams avec Joel Courtney, Elle Fanning et Kyle Chandler.
Sortie DVD et Blu-ray: 22 novembre 2011.
Alors qu’ils tournent un petit film amateur de zombies tout près d’une gare, un groupe d’amis assistent au déraillement d’un train. Le spectaculaire accident provoque l’évasion d’une créature dangereuse qui était emprisonnée dans un wagon.
Attention, ce film risque de vous irriter si vous êtes allergiques au cinéma de Steven Spielberg. Par contre, pour les nostalgiques du Spielberg des années 70 et 80, SUPER 8 ne devrait pas vous décevoir. Car le réalisateur J-J. Abrams (la série LOST, MISSION :IMPOSSIBLE 3, le dernier STAR TREK) rend hommage aux films de genre et spécialement à son producteur Spielberg. Plusieurs aspects évoquent l’ambiance du célèbre E.T. : l’évocation idéaliste d’une banlieue (ici en 1979), jeunes personnages attachants, l’utilisation des bicyclettes par les enfants, les lampes de poches tenues au loin par des adultes, l’éclairage, la musique, la mise en scène avec les mouvements de caméra sur les visages ébahis (les fameux «reactions shots» chers à Spielberg), etc.  Le résultat possède le charme qu’on ne retrouve plus dans les blockbusters d’aujourd’hui, infectés par l’air du vidéo-clip, du numérique et du chromage (les TRANSFORMERS par exemple). 



Par ailleurs,  le récit n’échappe pas à une certaine baisse de régime, mais il est mené avec suffisamment de mystère et de suspense. On préfère, entre autres, ne pas nous montrer l’extraterrestre pendant une bonne partie du film.
   Et malgré la place accordée à ce recyclage-hommage au cinéma de science-fiction ou d’aventures à la GOONIES, SUPER 8 raconte aussi une intrigue sentimentale qui donne droit à des moments cocasses et aussi dramatiques.  Les acteurs, spécialement les enfants, en profitent pour offrir des performances amusantes et parfois touchantes.   
Cote: 7/10.

STARBUCK

Québec. 2011. Comédie dramatique de Ken Scott avec Patrick Huard, Antoine Bertrand et Julie Le Breton. Sortie DVD: 22 novembre 2011.


Un homme irresponsable, qui a fait plus jeune plusieurs dons de son sperme, apprend qu’il serait le géniteur de 533 enfants! De ses 533 enfants, 142 veulent connaître la véritable identité de leur père biologique.
 STARBUCK traite le populaire thème de la paternité de façon nuancée. Bien sûr en exagérant le nombre d’enfants du père biologique, on ne peut prendre très au sérieux l’idée de départ, qui pourrait se présenter comme une métaphore loufoque de la peur de la paternité.
Mais lorsque le protagoniste décide par curiosité de suivre incognito le quotidien de plusieurs de ses enfants, on constate que chacun d’eux a ses problèmes (à quelques exceptions près). Le père s'investit à passer du temps avec ses enfants et les connaître davantage au lieu de leur faire la morale (il n’est d’ailleurs pas placé pour le faire) ou de fuir.  Pour lui, c’est un beau défi et il pourra réussir enfin quelque chose dans sa vie de magouilles. Il peut essayer d’être «leur ange gardien» comme le dit le personnage dans le film. STARBUCK évite en même temps le mélodrame  avec des scènes simples axées sur la répétition mais qui font évoluer lentement mais sûrement la psychologie du «héros». Si on est un peu pointilleux, on pourrait reprocher à la finale son côté un  peu étiré et un peu trop idéaliste où certains problèmes qui prévalaient au départ ont semblé se régler tout bonnement.
    Peu importe, la réalisation de Ken Scott  observe bien les choses et le scénario (écrit par Scott et Martin Petit) maintient le ton juste entre la comédie et la touchante quête personnelle. Pour ce faire, Patrick Huard offre un jeu plein de justesse, prouvant qu’il est devenu un acteur à part entière.
Cote : 7/10

samedi 12 novembre 2011

HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT 2e partie

(V.F. de Harry Potter and the deathly hallows part 2)
Grande-Bretagne. 2011. Drame fantastique de David Yates avec Daniel Radcliffe, Ralph Fiennes, Emma Watson et Rupert Grint.
Sortie Blu-ray et DVD : 11 novembre 2011.
C'est l'ultime combat entre les bons et les méchants sorciers. Voldemort et ses disciples prennent d'assaut l'école de Poudlard, pendant que Harry et ses fidèles compagnons tentent de trouver les derniers Horcruxes de Vous-savez-Qui... 
Après une adaptation prometteuse de la première partie du septième tome de la série de J.K. Rowling, le réalisateur David Yates et son scénariste terminent le travail avec panache pour ce dernier volet des aventures du célèbre sorcier à lunette. Ce huitième épisode de HARRY POTTER s'éloigne de plus en plus de la fantaisie des premiers films de la série, pour toucher le fantastique et l'épique purs. Par la force des choses, la réalisation de Yates devait être plus ample et épique : promesse tenue. Les scènes d'affrontements sont enfin dotés d'un sens véritable de l'ampleur cinématographique et dramatique, tandis que les effets spéciaux, qui servent le récit, s’intègrent de façon fluide à la mise en scène. Le scénario, pour sa part, réussi à doser révélations dramatiques et touches d’humour sans que le tout devienne lourdaud. On pardonnera cependant certains moments-clés vite expédiés par crainte de ralentir la cadence sans doute. Peu importe, la tension est soutenue jusqu'au duel ultime tant attendu entre Voldemort et Harry Potter.

 Le spectacle est une sorte de croisement entre STAR WARS et LORD OF THE RINGS, ce qui procure un divertissement assez enlevant pour les amateurs du genre.  Du côté des personnages, Harry Potter pourrait se présenter comme un cousin de Luke Skywalker et de Frodo, alors que Voldemort pourrait être un proche parent de l’Empereur et de Sauron. Ralph Fiennes confère d'ailleurs à Voldemort une prestance glaciale .


Bien sûr, on pourra se questionner sur des décisions de l’auteure. Est-ce que J.K. Rowling s’est gardée ou improvisées des portes de sorties pour modifier en cours de route la résolution du récit et de son épilogue? On peut avoir l’impression que oui à la lecture et à la vue de ce récit un peu tarabiscoté  et étiré (en livres de plus en plus volumineux et en 8 films) qui termine sa route de façon conservatrice et cyclique. Quoi qu’il en soit, on pourra avoir un  sentiment de tristesse en quittant le trio d'acteurs Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint, qu'on a justement vu grandir à travers ces films. Ces trois acteurs peuvent quitter cette saga avec le sentiment du devoir accompli. Ils doivent maintenant tourner la page, tout comme les fans…
Cote : 8/10