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mardi 28 février 2012

Quelques films en bref...

WARRIOR. 2011. Drame sportif de Gavin O’Connor avec Tom Hardy, Joel Edgerton et Nick Nolte
Disponible en blu-ray et DVD
Deux frères sont susceptibles de s’affronter dans un tournoi de combats d’Art martiaux mixtes. Cette histoire un peu tirée par les cheveux est surtout un prétexte pour montrer les déchirements d’une famille et la réconciliation entre deux frères aux tempéraments et aux destins opposés. Le résultat est efficace. Cote : 7/10.



 

TINKER TAILOR SOLDIER SPY. Drame d’espionnage de Tomas Alfredson avec Gary Oldman.
À l’affiche au cinéma.
Le sous-estimé Gary Oldman joue de façon inusitée (il se comporte comme s’il était un fantôme) un agent secret retraité qui doit trouver une taupe dans les services du renseignement britannique. Le rythme très lent, voir presque engourdi, perdra sûrement des spectateurs au cours de l’espionnage, mais ceux qui veulent se creuser les méninges pour suivre ce scénario complexe et touffu trouveront leur plaisir avec ce film. Ce dernier peut rappeler d’ailleurs la manière des thrillers des années 70. Bref, peu d’émotions fortes et beaucoup de cérébral. Cote : 7/10.




MIDNIGHT IN PARIS. 2011. Comédie fantaisiste de Woody Allen avec Owen Wilson, Rachel McAdams et Marion Cottillard
Disponible en Blu-ray et dvd.
À Paris avec sa fiancée, un scénariste en panne d’inspiration se retrouve projeté aux douze coups de minuit dans la Ville-lumière des années 1920. On reconnait amplement la signature de Woody Allen dans de ce film intello léger. L’idée développée est amusante et le sens du dialogue chez Woody demeure intact. Par contre, MIDNIGHT IN PARIS perd des plumes si on le compare à THE PURPLE ROSE OF CAIRO du même cinéaste ou bien à PLEASANTEVILLE de Gary Ross.  Bref, un film à regarder pour relaxer avec un verre de vin. Cote : 7/10.

dimanche 26 février 2012

DRIVE

États-Unis. 2011. Thriller de Nicolas Winding Refn avec Ryan Gosling, Carey Mulligun et Alberts Brooks
Sortie blu-ray et DVD : 31 janvier 2011.

Un cascadeur travaillant pour un propriétaire d’un garage à Los Angeles décroche de grosses sommes d’argent comme chauffeur de voleurs. Un jour, il tombe amoureux de sa voisine, mais il se retrouve dans une sale affaire…
Palme d’Or de la mise en scène à Cannes, DRIVE se présente comme un exercice de style, proche voisin de TAXI DRIVER dans la manière de montrer l’irruption de la violence urbaine et très près visuellement des films de Wong Kar-wai. Du coup, DRIVE opte pour un rythme lent et très contrôlé, à mille lieux des thrilleurs rutilants et pétaradants qu’on a l’habitude de voir au cinéma américain.

 Il va s’en dire que la réalisation est très stylisée et atmosphérique avec, entre autres, une utilisation envoûtante et parfois mélancolique de la trame sonore qui semble tout droit sortir des années 80. Si le résultat procure des moments forts,  «cool» et potentiellement cultes, le scénario, quant à lui,  fait plutôt pâle figure à côté des standards établies par des maîtres du genre (ex : Scorsese et Tarantino).
Tout est au service du travail de la mise en scène, puisque le montage, le son, la musique, les couleurs, le choix des plans, les mouvements de caméra très réfléchis et l'importance accordée à certains détails visuels (gestes et ralentis) sont définitivement plus importants que les paroles. Se conformant à l’approche du réalisateur, l’acteur Ryan Gosling rend bien le caractère peu bavard mais mystérieux et violent de son personnage.
Cote 7.5/10.

MONEYBALL

MONEY BALL
États-Unis. 2011. Drame sportif de Bennet Miller avec Brad Pitt, Jonah Hill et Philip Seymour Hoffman.
Sortie blu-ray et DVD: 10 janvier 2011.
Puisque son équipe de baseball a un faible budget, le directeur général Billy Beane perd trois joueurs vedettes après la saison de 2001. Découragé par les suggestions conservatrices de ses recruteurs, Beane réussit à engager un jeune économiste qui à l’aide de statistiques minutieuses a créé une méthode mathématique pour former la meilleure équipe possible. Beane embauchera pour se faire des joueurs sous-estimés afin de remplacer les joueurs étoiles de son club.
Ce drame sportif inspiré d’une histoire vraie et du livre de Michael Lewis, permet au réalisateur Bennet Miller (CAPOTE) de renouveler le film de baseball, un genre si souvent coincé dans les clichés et la glorification du rêve américain.
Dépouillée et patiente, la réalisation de Miller prend le temps de mettre en évidence un scénario minutieux et éclairant qui nous invite dans les coulisses de la surprenante saison de baseball de 2002 des As d’Oakland. C’est suite à cet exploit que d’autres directeurs généraux ont changé leur façon de construire une équipe.
Les stratégies avec leurs forces et leurs faiblesses sont au cœur des nombreuses conversations du film, qui laissent la place aux séquences de jeu qu’aux moments vraiment opportuns. L’emploi judicieux de films d’archives et certaines prises de vues inventives ponctuent le récit qui met aussi en lumière le parcours de Billy Beane. Autrefois repêché par les Mets de New York en première ronde et promu à devenir meilleur que Darryl Strawberry, Beane a été un flop dans les majeurs. Dans le film, le personnage est confronté à cet échec et cherchera à donner un sens à ses efforts et ses décisions comme directeur général.
Le baseball sert ici de quête quasi existentielle, mais aussi de critique sociale pour l’inégalité entre les clubs «riches» et «pauvres» et la confrontation entre les idées nouvelles et la vieille mentalité de la ligue. Brad Pitt incarne Billy Beane avec une grande aisance, alors qu’à ses côtés Jonah Hill est attachant dans le rôle de l’économiste timide mais convaincu.
Cote : 8/10.    

dimanche 19 février 2012

L'ARTISTE

(VF de THE ARTIST)
L’ARTISTE
France. 2011. Comédie dramatique de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, John Goodman, James Cromwell et Penelope Ann Miller.
Présentement en salles

À Hollywood dans les années 20, une vedette du cinéma muet tombe dans l’oublie, alors qu’une de ses fans devient une star à la naissance du parlant.
Vous êtes tanné du 3D? Pourquoi ne pas aller à l’opposé complètement avec un film muet en noir et blanc? Le cinéaste Michel Hazanavicius a tenté le coup! Sa nouvelle comédie, L’ARTISTE, est en effet un pastiche nostalgique du cinéma muet de Hollywood. Sans être aussi moqueur que l’était le pastiche de James Bond du même réalisateur (les OSS 117), L’ARTISTE a tout de même des traits satiriques qui soulignent le caractère maniéré et désuet propre aux comédies et aux films populaires de l’époque.

L’histoire en soi peut avoir des airs de déjà-vu et l’ensemble aurait pu s’emprisonner dans les pièges de l’imitation, mais l'amour du cinéma exprimé par l'auteur, ainsi que quelques trouvailles et une émotion sentie donnent une saveur rafraîchissante à l’œuvre.

Devenu spécialiste dans la composition de personnages extravagants et vaniteux (Brice de Nice, OSS 117), Jean Dujardin possède le charisme requis. Bérénice Bejo, sa partenaire, fait montre de beaucoup d’entrain et de sensibilité. Elle ne respecte cependant pas toujours la manière de jouer du cinéma muet, contrairement à Dujardin, qui est davantage dans le ton pour sa gestuelle et ses grimaces. Mais on pourra aussi être conquis par un autre comédien : le chien Uggie, le fidèle ami de l’artiste. 
Bref, L’ARTISTE saura conquérir les cinéphiles qui veulent de la nostalgie du vieux cinéma.
Cote: 8/10

COWBOYS VS ALIENS

COWBOYS VS ALIENS
États-Unis. 2011. Science-fiction de Jon Favreau avec Daniel Graig, Olivia Wilde et Harrison Ford.
Présentement en Blu-ray et DVD



Le nouveau film du réalisateur Jon Favreau (ZATHURA, IRON MAN) est un mariage plutôt inusité entre deux genres complètement opposés : le western et l’invasion extraterrestre. L’histoire se déroule dans le Far-West où un amnésique découvre qu’il a au poignet une arme étrange. Il fera équipe avec les habitants d’une petite ville pour espérer délivrer des personnes qui ont été enlevées par de méchants OVNI. COWBOYS VS ALIENS divertit par ce mélange original qui crée un monde proche de la BD, tout en restant dans l’univers plausible du Far-West. Il faut dire que Favreau et ses scénaristes prennent le temps au départ de présenter le vieux décor et les personnages, pour ensuite introduire de façon percutante la menace des extraterrestres.
On regrette toutefois le cheminement des personnages qui n’épargne aucunement les clichés reliés à l’héroïsme et la morale à l’américaine. De plus, bien qu’il dénote un climat de violence justifié, le film aurait eu possiblement plus de chance de devenir culte en étant un peu plus violent. L’avenir nous le dira…

Quoiqu’il en soit,  la tension et la frayeur sont de mise dans des scènes spectaculaires, particulièrement celle de la première attaque des vaisseaux venus d’ailleurs. Le film fait donc du nouveau avec du vieux grâce au pouvoir des images et des trucages (et du son) mais demeure dans les standards des blockbusters en ce qui a trait à l’écriture et l’aspect purement dramatique.
Quant aux acteurs, ils font leur boulot. Harrison Ford est crédible en colonel grincheux, mais il est conscient que le farouche Daniel Graig est en meilleur forme physique dans le rôle du criminel amnésique.
Cote: 7/10.