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dimanche 17 juillet 2011

THE AMERICAN

THE AMERICAN
États-Unis. 2010. Thriller de Anton Corbijn avec George Clooney, Violante Placindo, Thekla Reuten et Paolo Bonacelli.
Sortie DVD et BLUE-RAY: 28 décembre 2010.
 




Un tueur à gages qui a échappé à une attaque d’assassins, reçoit l’ordre de se réfugier dans un village de l’Italie et d’attendre sa prochaine mission.

Les spectateurs qui s’attendent de voir en THE AMERICAN un thriller traditionnel et pétaradant seront assurément déçus. Pour les autres, plus avertis des intentions du réalisateur Anton Corbijn, le film se veut un petit délice. Il faut dire que ce nouveau film avec George Clooney opte pour une approche du suspense plus silencieuse à la manière d’une marche funèbre. L’économie des dialogues et la mise en scène soignée et stylisée évoquent bien cette impression, en même temps qu’elles servent le climat de tension sourde et de paranoïa. 










THE AMERICAN fait penser parfois à un Hitchcock italien, mais aussi à une sorte de western moderne avec sa trame sonore et sa mise en scène stylisées, ses plans larges sur les paysages et les duels et poursuites aux pistolets dans les rues escarpées des Abruzes. Départis de ses tics habituels, George Clooney compose avec sobriété et de subtiles nuances un personnage solitaire et secret aux prises avec des tiraillements et des sentiments intérieurs qui le mèneront vers une possible liberté. Cette quète est d’ailleurs «incarnée» par l’actrice Violante Placindo qui possède le charme exotique et la sensualité requis pour le rôle. 

Cote 7.5/10.
(Article rédigé le 9 janvier 2011)

MILLENIUM 3

MILLENIUM 3 : LA REINE DANS LE PALAIS DES COURANTS D’AIR
Suédois. 2009. Drame policier de Daniel Alfredson avec Noomi Rapace et Michael Nyqvist


Mikael Blomkvist tente de prouver que le gouvernement suédois a abusé de Lisbeth Salander, alors que celle-ci se prépare pour plaider non-coupable de meurtres à son procès.

Cette conclusion de l’adaptation de la trilogie de Stieg Larsson s’avère un peu décevante. Le deuxième film était moins bien que le premier épisode, et ce dernier volet apparait le moins captivant de la trilogie. La réalisation de Alfredson est trop banale dans un contexte de violence, de paranoïa et de perversité tel que proposé par le matériel de base. En ce sens le premier film qui se donnait des allures «DePalmienne» et de «giallo italien» répondaient aux attentes sur le plan du récit et de la mise en scène. 



on semble se retrouver devant un téléfilm d’enquête policière filmé avec le minimum d’inspiration. On est loin du mystère et de la fascination créés dans le premier volet. C’est dommage, car le spectateur veut quand même savoir le destin de Lisbeth, un personnage torturé et imprévisible qui laisse déjà une forte impression. Noomi Rapace est de nouveau excellente dans ce rôle marquant.

(Article rédigé le 1 octobre 2010)

INCENDIES

INCENDIES Québec. 2010. Drame de Denis Villeneuve avec Mellisa Desormeaux-Poulin, Lubna Azabal, Maxim Gaudette et Remi Girard.


Suite à la mort de leur mère, deux jumeaux doivent remettre une lettre à leur père qu’ils ne connaissent pas, et une autre à leur frère dont ils ne connaissaient pas l’existence. Cette «mission» précisée par le testament de la défunte amènera les jumeaux à découvrir de troublantes révélations sur le passé de leur mère qui a vécu les atrocités de la guerre au Moyen-Orient.
Le cinéaste Denis Villeneuve trouve en cette adaptation de la pièce de Wajdi Mohamed une occasion en or pour offrir un film à résonnance universelle. Au départ, le spectateur peut avoir de la difficulté à plonger dans le récit puisque Villeneuve privilégie un rythme méditatif et une distanciation dans l'approche formelle, mais le film devient de plus en plus prenant au gré des révélations.






Du même coup, la réalisation maîtrisée et d'une puissance latente évoque sans complaisance le sujet, déjà fort et dur, qui touche entre autres aux conséquences de la guerre, aux liens familiaux, à la quête de la paix intérieur et au pardon. La finale est d'ailleurs digne des tragédies grecques. 
La transition entre les différentes époques du récit ne se fait pas toujours avec clarté, mais le soin apporté aux images, le pouvoir dramatique du scénario et les interprétations touchantes de Lubna Azabal et Mellisa Desormeaux-Poulin dans des rôles de femmes déterminées rachètent cette petite maladresse.  <!--[endif]-->


Bref, Denis Villeneuve a réussi à trouver l’équilibre parfait entre la forme et le fond. Il avait peaufiné cette démarche dans son POLYTECHNIQUE, il peut maintenant être fier de l’avoir aboutie avec INCENDIES.
Cote : 8/10.

(Article rédigé le 30 septembre 2010)

NINE

NINE.
États-Unis. 2009. Drame musical de Rob Marshall avec Daniel-Day Lewis, Marion Cottilard, Pénelope Cruz, Fergie et Nicole Kidman.
Sortie DVD: 4 mai 2010.
 


Un réalisateur célèbre tombe en pleine crise d’inspiration lorsqu’il doit tourner un nouveau film. Complètement déboussolé, le cinéaste voit défiler sur une grande scène les femmes de sa vie.


Rob Marshall signe une adaptation flamboyante et sensuelle d’une pièce de Broadway, elle-même inspiré de 8½, un des chefs-d’œuvre du maître du cinéma Italien Federico Fellini. Pour ce faire, Marshall ponctue la narration lancinante de numéros musicaux élaborés qui confirment sa grande maitrise du montage et de la chorégraphie. 




Il fait en même temps un hommage assez marqué à 8½ et à l’œuvre de Fellini. Toutefois, le décor théâtral lors des numéros musicaux ne permet pas toujours à ces derniers de se renouveler. Il faut dire aussi que les chansons et le rythme ne sont pas aussi accrocheurs que ceux de CHICAGO du même réalisateur. Le style est plus langoureux et auto-réflexif, sans égaler bien sûr les instants de grâce de 8½. Mais il y a tout de même des moments vivifiants, grâce à la qualité de la réalisation et de l’interprétation. 






Encore une fois Daniel-Day Lewis est d’une étonnante intensité. Du côté des actrices, toutes délicieuses et crédibles, Marion Cottillard est celle qui touche le plus.

Bref, un film très bien fait mais au plaisir inégale.
Cote : 6.5/10.



(Article rédigé le 5 mai 2010)

STAR TREK

STAR TREK
États-Unis. 2009. Science-fiction de J.J Abrams avec Chris Pine, Zachary Quinto, Eric Bana et Leonard Nimoy.
Sortie DVD: 17 novembre 2009.

Dans le futur, le jeune James T. Kirk réussi à joindre l’équipage du vaisseau Entreprise lors d’une mission d’urgence pour sauver la planète Vulcain. 


Abrams (créateur de la série LOST) et ses deux scénaristes font une relecture de l’univers de STAR TREK, comme l’a fait un peu Christopher Nolan avec BATMAN BEGINS. Dans ce STAR TREK «begins», l’histoire raconte les débuts des aventures de Kirk et Spock, ainsi que leur relations tendues avant de devenir amis. 

Il y a même un bon équilibre entre le soin des effets spéciaux et celui apporté à l’évolution des personnages, plus attachants et moins froids que dans les nouveaux STAR WARS. Car bien évidemment, si on veut jouer aux comparaisons, ce STAR TREK renouvellé est aussi une aventure spatiale, qu’on pourrait qualifier de plus «star warnienne» que «nerds» meme si des termes scientifiques propres à l’univers STAR TREK y sont toujours présent. 

Il se dégage du film d'Abrams une énergie juvénile contagieuse, l'un des charmes qui faisaient justement le succès des vieux STAR WARS.



Par ailleurs, le scénario, fidèle à la philosophie de la franchise, utilise la ruse du thème du voyage dans le temps pour complexifier le déroulement de l’intrigue et les enjeux dramatiques. Le résultat est rafraîchissant et jamais ennuyant pour les fans du genre.

Cote 7.5/10

(Article écrit le 18 novembre 2009)

VICKY CHRISTINA BARCELONA

VICKY CHRISTINA BARCELONA
États-Unis. 2008. Comédie sentimentale de Woody Allen avec Scarlett Johansson, Javier Bardem, Rebecca Hall et Penelope Cruz.

Le vieux intello névrosé à lunette se fait définitivement plaisir en filmant les beaux décors de Barcelone et en dirigeant deux stars féminines aux charmes irrésistibles. Woody Allen en profite aussi pour reprendre des thèmes qui lui sont chers (l’amour, l’infidélité, les relations de couples dans le milieu artistique confrontées à la vie mondaine ordonnée). On connait tous l’esprit vif et l’ironie brillante de ses dialogues, qui se retrouvent d’ailleurs avec légèreté dans ce récit où les personnages seront toujours sentimentalement insatisfaits au bout du compte. Le film est agréable puisque le tout est filmé avec un souci de sensualité et d’esthétique de carte postale, mais dans la dernière partie, on a l’impression que Woody radote, et on sait très bien comment va se terminer le film si on a vu d’autres films du cinéaste. 



Les médias ont parlé beaucoup de la sensualité de Scarlett Johansson et de Penelope Cruz dans cette oeuvre, mais malheureusement pour le spectateur le film est loin d’être aussi osé que souhaité. À chaque fois qu’une scène se prépare à être torride, il y a un ellipse.



À noter que Scarlett Johansson se contente d’être très belle (c’est après tout son rôle dans ce film!), tandis que Penelope Cruz joue avec fébrilité une femme artiste plutôt désaxée. Enfin, l’acteur espagnol Javier Bardem a comme toujours une forte présence à l’écran, alors que Rebecca Hall fait preuve de subtiles nuances dans la peau d’une femme sage et mariée qui réussit à se faire séduire par un homme libertin. 
Cote : 6.5/10.
(article rédigé le 8 février 2009)

THE WRESTLER

THE WRESTLER
États-Unis.
2008. Drame de Darren Aronosky avec Mickey Rourke, Marisa Tomei et Evan Rachel Wood.
Sortie en salles: 23 janvier 2009. 


Un lutteur professionnel déchu fait des combats pour des sommes bidons. Après un combat douloureux, le lutteur rentre à l’hopîtal, victime d’un arrêt cardiaque. Il apprend qu’il ne peut plus se battre. Pour se racheter, il tente de renouer avec sa fille, en meme temps qu’il tente de convaincre une stripteaseuse, tout aussi déchue, de sortir avec lui.

Dans un style cru et quasi-documentaire, le réalisateur Darren Aronosky (REQUIEM FOR A DREAM) trace le portrait d’un être fatigué et écorché qui cherche rédemption. Le parralèle avec la carrière en pente descendante de Mickey Rourke ( remarquable de vérité) et celle de son personnage est évident. 



Le film aurait pu tomber dans du déjà-vu (un Rocky 6 de la lutte, encore le style pseudo-documentaire) mais l’évocation est si réaliste et l’approche si humaine qu’on se laisse toucher l'histoire de ce «héros» imparfait qui ne peut vivre et se sentir apprécié sans sa passion (ici la lutte). 



Au côté d’un Mickey Rourke attachant dans un rôle qui aurait pu être facilement antipathique, Marisa Tomei est aussi crédible dans la peau de la danseuse triste.
Cote: 8/10. 

(Article rédigé le 8 février 2009)

007 QUANTUM OF SOLACE

007 QUANTUM OF SOLACE
États-Unis. 2008. Drame d’espionnage de Marc Foster avec Daniel Craig, Olga Kurylenko , Judi Dench et Mathieu
 Amalric.

Ce n’est pas terminé pour James Bond. Pour faire un peu changement des autres épisodes de la série, QUANTUM OF SOLACE est une suite de l’intrigue du film précédent. Et oui, Bond veut se venger du meurtre de son amoureuse Vesper Lynd. 
Cependant, l’intrigue est plutôt brouillonne mais laisse heureusement la place aux scènes d’action, plus frénétiques et viscérales que l’avant Daniel Graig.
Une chose est sûr on ne voit pas vraiment le temps passer devant ce divertissement qui se déroule comme une course «none-stop». Cette approche donne toutefois un résultat moins soigné et dense que CASINO ROYALE. Il n’y a pas vraiment de tension en dehors des scènes purement spectaculaires. On se contente ici de recycler des lieux communs à la JASON BOURNE et d’autres JAMES BOND. 
Amalric a beau avoir un visage haïssable, il n’a pas la prestance voulu pour incarner un adversaire de taille à un James Bond plus rebelle et brutale comme Daniel Craig. Heureusement c'est un plaisir de voir ce nouveau Bond réussir à retourner presque tout le monde contre lui.

Cote : 6/10.

(Article rédigé le 10 décembre 2008)

IRON MAN

IRON MAN
États-Unis. 2008. Science-fiction de Jon Favreau avec RobertDowney Jr., Gwyneth Paltrow et Jeff Bridges
Sortie DVD: 30 septembre 2008.


Le milliardaire et égocentrique Tony Stark est le génie de la fabrication d’armes, mais lorsqu’il se fait capturer par un groupe de méchants Afghans, il doit se débrouiller pour s’échapper et comprendre ensuite son véritable rôle dans l’humanité...


Et oui un autre film de super-héros. Cette fois c’est IRON MAN qui débarque sur nos écrans, mais le réalisateur Jon Favreau et ses nombreux scénaristes (ils sont quatre!) offrent peu de moments excitants. Ils ont peut-être essayé de faire comme dans BATMAN BEGINS, c’est-à-dire une description minutieuse et pragmatique de la naissance du super-héros. 




Malheureusement, lorsque Iron Man finit par naître et agir, les morceaux de bravoures se font plutôt discrets. Le héros vole et fait quelques exploits héroïques distrayants, mais ils n’ont pas assez d’impact, étant donné l’attente qui a précédé. Les effets spéciaux sont certes convaincants mais ils ne peuvent faire tout le travail. La réalisation aurait pu au moins s’exalter (on pense à Sam Raimi), expérimenté un peu (on pense à Ang Lee pour son HULK), mais non, Favreau reste sage et livre un film moins palpitant et imaginatif que son ludique ZATHURA, un film destiné pourtant aux enfants.





Heureusement, le charismatique Robert Downey Jr. sauve en partie la mise. Son jeu désinvolte et son humour légèrement excentrique font digérer le côté conservateur du film. 
Bref un film pas déplaisant, mais qui ne va pas au bout de son «délire».


Cote: 6/10
(Article rédigé le 5 octobre 2008)

THE ROCKETEER

En 1991, le film THE ROCKETEER campait une aventure de super-héros à la fin des années 30, époque où la création de «comics-book» était un nouveau vent de fraîcheur, contrairement à aujourd’hui. Le film est adapté de la bande dessinée de Dave Stevens créée dans les années 80. Tout comme la BD de Stevens, le film THE ROCKETEER tentait de recréer l’ambiance des vieux «sérials». Voici ma critique de THE ROCKETEER que j’ai revu récemment en DVD: 



THE ROCKETEER
États-Unis. 1991. Science-fiction de Joe Johnston avec Bill Campbell, Timothy Dalton, Jennifer Connelly et Allan Arkin.

Un acteur populaire d’Hollywood, des bandits et des agents fédéraux recherchent une mini-fusée qui s’est retrouvé aux mains d’un jeune pilote d’avions. 

On peut trouver discutable le fait de considérer THE ROCKETEER comme un classique du genre, mais une chose est sûr, le film est un agréable divertissement, une œuvre légère au charme naïf. Les clins d’œil à l’âge d’or d’Hollywood ne manquent pas, tandis que le contexte historique est utilisé avec suffisamment de fantaisie et d’imagination. Le film illustre entre autres la peur du nazisme (ex : Hitler avait déjà fait des essais de faire voler des humains à l’aide de rockets) et donne un rôle évocateur dans l’intrigue à Howard Hughes, le fameux producteur et aviateur de l’époque, ici interprété par Terry O’Quinn.
 

INTO THE WILD

INTO THE WILD
Etats-Unis. 2007. Drame de Sean Penn avec Emile Hirsh, Jena Malone, Catherine Keener, Kristen Stewart et Hal Holbrook
Sortie DVD: 4 mars 2008
 
Après avoir recu son diplôme universitaire, le jeune Christopher McCandless donne ses économies à une œuvre de charité et quitte sa sœur et ses parents pour aller seul vers l’Alaska.


Ce film tiré d’une histoire vraie et du livre de Jon Krakauer est un voyage où le «héros» vivra une expérience existentielle. Révolté par une société matérialiste et l’hypocrisie de ses parents, le personnage principal se libère dans la nature au cours d’un long voyage et fera des rencontres qui le marquera à jamais. 

Sean Penn (ici le réalisateur-scénariste) aurait pu facilement tombé des les bons sentiments et dans le moralisme, mais les «vrais valeurs humaines» passent sans enflures dramatiques, car l’ensemble est empreint de simplicité. Du coup, Penn filme des paysages et la nature avec une belle ampleur, dénué d’effets tape-à-l’œil. 


Il en résulte une réflexion nuancée et touchante sur les rapports humains et l’opposition/union entre l’homme et la nature. 

Cote : 8/10


(Article rédigé le 4 mars 2008)

HARRY POTTER ET L’ORDRE DU PHÉNIX

HARRY POTTER ET L’ORDRE DU PHÉNIX (HARRY POTTER AND THE ORDER OF THE PHOÉNIX)
Angleterre. 2007. Drame fantastique de David Yates avec Daniel Radcliffe, Imelda Staunton, Emma Watson, Rupert Grint, Michael Gambon, Alan Rickman et Ralph Fiennes.
Sortie DVD: 11 décembre 2007.
 


À sa cinquième année à l’école de Poutlard, Harry Potter a encore des ennuis. Il passe pour un menteur auprès de la presse et du Ministère de la magie. Devant l’intolérance de l’Ordre et de la nouvelle institutrice Dolores Umbridge, Harry et ses amis forment en secret une groupe contre les forces du mal, afin de se préparer au retour éventuel de Voldemort.


À chaque nouveau film de HARRY POTTER, la publicité nous promet toujours plus sombre. Effectiviment, HARRY ET L’ORDRE DU PHÉNIX livre la marchandise pour son ambiance souvent menacante. L’adolescence de Harry n’est d’ailleurs pas rose, loin de là: tourments, désillusions, poids de la célébrité, cauchemars et tortures mentales et physiques. Le nouveau venu derrière la camera David Yates, met l’accent sur ce fardeau que doit endurer Harry et son combat pour ne pas sombrer vers le «côté obscur». Cet aspect est justifié et bien éxploité, cependant les amis Hermione et Ron restent plutôt à l’écart dans ce volet. Les acteurs qui les incarnent semblent d’ailleurs mal à l’aise devant la caméra. Heureusement, le reste de la distribution fait un boulot honorable. De plus en plus populaire, Daniel Radcliff est définitivement habité par son personnage d’Harry, qu’il incarne avec conviction. À ses côtés, les acteurs adultes sont parfaits, spécialement Alan Rickman (Rogue), Gary Oldman (Sirius Black) et Ralph Fiennes (Voldemort). Dommage qu’ils soient sous-utilisés puisque le film est toujours plus prenant lors de leurs présences. 













On aurait voulu plus de Sirius Black, plus de Voldemort, plus de péripéties enlevantes, plus de scènes marquantes(où sont-ils en fait?). Le réalisateur et le scénariste doivent bien sûr couper beaucoup de passages du livre (déja très long), mais certaines scènes-clés ou personnages auraient mérités un meilleur développement. David Yates livre une réalisation souple et techniquement au point sans toutefois accomplir un travail des plus inspiré. On se retrouve donc devant un divertissement efficace mais le même effet sur le spectateur se répète à chaque film: le plaisir éphémère. Faudra t-il Spielberg, Peter Jackson ou Guillermo DelToro (PAN’S LABYRINTH) pour faire enfin une adaptation mémorable des aventures du célèbre sorcier? On peut encore rêver. 














Pour l’instant, il est inutile de se faire de grandes attentes du cinquième film d’HARRY POTTER et de ses suites. De cette façon, vous ne serez pas déçu du résultat.


Cote: 7/10


(Article rédigé le 16 décembre 2007)

ROBOCOP

ROBOCOP
États-Unis. 1987. Science-fiction de Paul Verhoeven avec Peter Wellers, Nancy Allen, Kurtwood Smith et Miguel Ferrer.
Pour célébrer le vingtième anniversaire du film d’action culte de Paul Verhoeven (BASIC INSTINCT), Fox offre un nouvelle édition DVD de ROBOCOP. La nouvelle édition comprend deux dvd. Sur l’un deux, il y a une version du film plus violente que celle qui était présentée en salle en 87. Tous ou presque connaissent l’histoire: à Détroit dans un proche avenir, un policier se fait massacrer et tuer par des criminels, mais revient en policier androïde invinsible pour maintenir la justice dans la ville reine du crime.
ROBOCOP était un blockbuster audacieux pour son époque du à sa violence, bien qu’aujourd’hui on se demande pourquoi on en avait tant parlé. Cependant l’«extended version» est plus percutante que la version originale grâce à l’ajout de quelques plans de démembrement et de sang. Il serait hâtif de dire que cette violence est gratuite. Elle sert d’impact dramatique, par exemple, lorsque le personnage principal (Murphy) se fait mutiler par les malfaiteurs. Du coup, on montre bien par cette scène que ce sont les criminels qui ont le pouvoir dans la ville de Détroit. Le spectateur est donc averti et ne peut rester indifferent au sort du héros. Mais il serait injuste d’affirmer que la violence est le seul intérêt de ce film. 

Il y a en fait plusieurs bons points: la vision de l’avenir encore d’actualité, les touches satiriques (bulletin de nouvelles et émission sexiste et conne à la télé, publicités, robot de combat défaillant commandé par la haute direction de la ville), la réalisation vigoureuse, percutante, inspirée mais sans fla fla et finalement les touches dramatiques qui font resurgir avec une efficace simplicité le passé de l’androïde et son reste d’humanité. 



ROBOCOP n’est certes pas un chef-d’oeuvre et des effets ont vieilli mais l’oeuvre demeure digne d’intérêt grâce à ses scènes marquantes (dont celle de la mutilation de Murphy ou bien la derniere réplique de Robocop) et son imagination qui oscille entre le réalisme, la science-fiction, la série B violente, la critique et la satire politico-sociale. Par contre, je ne suis pas prêt à dire que ROBOCOP (le premier bien sûr, oubliez les autres) est meilleur que le premier TERMINATOR un autre classique du genre qui se donnait lui aussi des allures de série B.

Cote: 8/10.

(Article rédigé le 2 septembre 2007)